Vente de faux agréments aux cliniques privées, l’Etat porte plainte

Au Sénégal, le ministère de la santé vient de démasquer un agent qui vendait de faux agréments aux cliniques privées. C’est l’inspection des services qui a découvert le pot aux roses. L’information a été donnée par le quotidien Libération, qui assure que l’agent mis en cause a été formellement identifié. Ainsi, le présumé trafiquant d’agréments délivrait les faux documents en échange d’une somme d’argent pas encore déterminée.

La bonne procédure pour avoir un agrément

On a été sur le site de l’ordre des médecins du Sénégal pour connaître la procédure à suivre afin d’avoir un agrément. Ce dernier s’obtient sous forme d’arrêté après avoir rempli les conditions requises. Tout d’abord, il faudra une copie certifiée du diplôme du demandeur. Par ailleurs, celui-ci ne devra pas être en activité dans la fonction publique. A défaut, celui-ci devra être à la retraite ou radié. Par ailleurs, le demandeur devra fournir un certificat de nationalité, un extrait de naissance, un extrait de casier judiciaire, mais aussi un curriculum vitæ. Autre document nécessaire pour l’ouverture d’une clinique, une demande précisant l’adresse exacte de l’installation, un plan de masse visé par le Cadastre, ainsi qu’une présentation du projet d’installation.

Un médecin, membre de l’Ordre des médecins du Sénégal a déclaré que  » Cette situation est le résultat du laxisme de l’Etat ». Pendant longtemps, nous avons attiré l’attention des autorités sur ce phénomène, mais leur réaction se fait toujours attendre. On espère que les coupables subiront la rigueur de la loi« , a-t-il souhaité.

Le ministre veut tirer cette affaire au clair

Pour disposer d’un faux document pour l’ouverture de leurs cliniques privées, l’agent demandait aux demandeurs une somme d’argent. Ni plus ni moins. C’est là qu’ils auraient dû se douter de la non-conformité des documents, si toutefois ils ne sont pas complices. Pour mettre cette affaire au clair, le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr, a porté plainte par le biais d’un Agent judiciaire de l’Etat. Ce dernier a saisi le Procureur de la République. Par conséquent, plusieurs cliniques risquent de fermer dans les semaines à venir. Pour rappel, les cliniques sont régies par le décret 77-745 du 20 septembre 1977.

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