Après le rejet de sa demande d’asile en Zambie et son arrestation par les autorités zimbabwéennes, l’opposant Tendai Biti a finalement été libéré sous caution jeudi après-midi.

Figure de l’opposition au Zimbabwe, Tendai Biti, expulsé par la Zambie après une médiatique demande d’asile politique, puis arrêté par les autorités zimbabwéennes, a finalement bénéficié jeudi 9 août d’une libération sous caution par la justice de son pays.

Son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), s’apprête à déposer vendredi un recours contre les résultats de la présidentielle du 30 juillet, remportée au premier tour par le sortant Emmerson Mnangagwa. La Cour constitutionnelle aura ensuite 14 jours pour trancher.

« La lutte continue », a lancé Tendai Biti après des heures d’incertitude sur son sort en arrivant au palais de justice de Harare, menottes aux poignets et encadré par un important dispositif policier. La veille, il avait traversé dans la confusion la frontière zambienne à pied.

Avant même une décision de la justice zambienne saisie sur le dossier, Lusaka lui a refusé l’asile jeudi avant de le « remettre aux autorités zimbabwéennes », créant une vague de désapprobation et d’inquiétude chez les opposants zimbabwéens comme chez les observateurs.

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