Invectives, insultes et injures publiques : L’Assemblée comme une cour de récré…

Ce n’est certainement pas ce que le contribuable attend d’eux. Les députés ont failli en venir aux mains. Toussaint Manga et Aliou Dembourou Sow ont échangé des insultes hier. Et Sonko dit avoir «corrigé» Mberry Sylla.

 Ce sont des scènes qu’on ne voit qu’à la télévision ou dans la cours de récréation de l’école maternelle. Malheureusement, elles commencent à devenir courantes à l’Assemblée. Les députés ont poussé hier le bouchon un peu plus loin. Il a fallu une intervention pour éviter que Toussaint Manga et Aliou Dembourou Sow en viennent aux mains. Le président du Conseil départemental de Linguère, qui expliquait le bien-fondé des projets de loi no 11/2021 modifiant la loi 65-61 du 21 juillet 1965 portant Code de procédure pénale et celui no 10/2021 modifiant la loi 65-61 du 21 juillet 1965 portant Code pénal, a été perturbé par Toussaint Manga aux cris de «exhiber son sabre est un acte terroriste».

Aliou Dembourou Sow, qui l’a ignoré une bonne partie de son discours, a fini par craquer. «Tu parles beaucoup, comme une femme. Un homme ne doit pas être si bavard», lui a-t-il rétorqué. Avant d’assener à Toussaint Manga : «Tu dois nous dire si tu es un homme ou une femme, car tu te comportes comme une femme.»

Une phrase qui a agacé Toussaint Manga. L’ancien patron de la Jeunesse libérale va entrer dans tous ses états. Alors, Aliou Sow, le doigt pointé vers la porte, va inviter son interlocuteur à le rejoindre dehors pour régler leur différend. Toussaint Manga, qui n’a pas donné une suite favorable à l’invitation, va continuer à abreuver Aliou Sow d’insultes. Après les interventions de Abdou Mbow et Ab­dou­laye Makhtar Diop, Aliou Sow changera de place pour rejoindre de l’autre côté les femmes de la majorité parlementaire. Après quelque temps, Tous­saint Manga, l’insulte à la bouche, décidera de rejoindre Aliou Sow. Il en a fallu de peu pour que les deux députés en viennent aux mains. Toussaint Manga finira par quitter la plénière.
Cette situation n’a pas du tout été du goût de Moustapha Niasse. «Abdou Mbow, prenez contact avec les Forces de l’ordre pour éviter à la sortie des batailles», va enjoindre le président de l’Assemblée. Qui a demandé à tous les députés de «penser aux Sénégalais qui (les) ont élus». Moustapha Niasse, qui a gardé son calme une bonne partie de la plénière, a fini par craquer. «Foutez-moi la paix mon vieux», a-t-il tonné à l’endroit de Cheikh Bara Doli qui s’opposait au changement d’ordre de passage entre Abdou Mbow et Adji Mergane Kanouté.

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