Incendie au marché de Thiaroye : Chasse à l’or dans les décombres, le jour d’a

Au marché de Thiaroye, un camion des Sapeurs-Pompiers veille encore au grain. Alors qu’une foule noire de monde a pris possession des lieux pour récupérer dans les décombres des objets de toute sorte.

Sous les cendres encore fumantes du marché de Thiaroye, c’est la chasse à l’or. Mains nues, des jeunes, des vieux, des femmes fouillent dans les décombres des cantines embrasées par le feu à la recherche d’un hypothétique bien. D’un objet récupérable, recyclable. Une foule de désespérés avec l’énergie du désespoir qui plonge les mains dans la crasse de ces briques à terre témoins de nombreux marchandages, de ces zincs qui ont enduré durant ces années, l’intensité de la chaleur du soleil ardent et de ses caprices les temps de saison des pluies. Ce jour-là, ça tombe bien, le soleil se prépare à se coucher et risque d’emporter avec lui les derniers espoirs du commerçant Assane Guèye. Debout devant sa cantine devenue un tas de ruines, il refait le film de la vie dans ce vaste espace commercial. Son fils qui porte un maillot du Real Madrid blanc lui souffle à l’oreille de monnayer ses paroles. «Il faut payer pour que mon père parle», chahute-t-il. Son père un homme de plus d’une cinquantaine d’années feint de ne pas l’entendre. Il consent à dire ses vérités sans se laisser démonter par la bande de curieux, de badauds qui l’ont encerclé en un battement de sourcils. Lui c’est le père de tous ici, le doyen des victimes de ce violent incendie qui n’a rien laissé sur son passage. Sa parole est d’or.

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