Sandian Fofana : une autodidacte qui utilise sa plume pour la cause de la femme

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Pikine a été le lieu choisi par l’écrivaine Sandia Fofana pour faire sa cérémonie de dédicace de son livre vivre rien que ça. En effet spécifiquement destiné a dénoncer les violences conjugales, Sandia a également souleveé dans ce plusieurs thèmes présents dans la société et à l’origine de différents déséquilibres physiques et moraux
L’église Notre-Dame du Cap-Vert de bount Pikine a accueilli la cérémonie de dédicace du livre “ vivre rien que ça ”de l’écrivaine Sandia Fofana. Née en 1969, cette autodidacte d’origine ivoirienne a jugé nécessaire de nous livrer une autobiographie nous plongeant dans un univers sombre et désastreux de sa vie identique à celle d’une bonne majorité de femmes africaines. Constitués de 159 pages et de 22 chapitres à un prix abordable à toutes les bourses, Sandia dans son œuvre nous fait voyager dans ses origines à zagotéria à l’ouest de la Côted’Ivoire à la France où elle arriva en 1987 en une bonne épouse, ignorante de tous les dangers et des souffrances à vivre dans le futur. Sur son œuvre, Sandia retrace son parcours semé de drames, de violences et d’humiliation. Selon elle « ;plusieurs femmes vivent auprès d’hommes sans scrupules et n’ayant aucun respect pour la stabilité et la paix d’esprit de leurs dames».
Ainsi à l’aide de sa plume, l’artiste avec divers thèmes dont la violence conjugale, la cohabitation en Afrique, la polygamie, la pauvreté l’analphabétisme entre autres, elle appelle au déclic et à la rupture du silence pesant qui plane sur la vie de la plupart des femmes africaines victimes de violences conjugales.
Selon madame Awa Gaye Sow secrétaire à la préfecture de l’arrondissement de Pikine Dagoudane Sandia, de par son livre vivre rien que ça « tend la main a cette catégorie de femmes qui n’osent pas, qui s’enferme sur elle et qui sont blessées intérieurement ». Pour elle, les violences conjugales sont très présentes et sont de diverses formes et doivent être dénoncées. Elle appelle le retour a la religion qui prône à la bien séance et la bonté.
En promouvant la scolarisation des jeunes filles cette autodidacte ivoirienne a choisi après sa venue au Sénégal de sillonner d’autres pays d’Afrique afin de faire la promotion de l’écriture qui pour elle plus qu’un art constitue une thérapie pour le corps et pour l’âme.
Adja. Diallo

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