Urgent – Algérie : Le chef d’Etat major prend les rênes et plaide l’empêchement…

Le chef d’état-major de l’armée algérienne est finalement intervenu. Il demande de déclarer Bouteflika inapte. C’est ce mardi que Ahmed Gaïd Salah a demandé l’application de l’article 102, sur l’empêchement du chef de l’Etat, pour sortir le pays de la crise politique.

Le chef de l’armée algérienne a demandé, ce mardi, aux institutions de son pays de déclarer Abdelaziz Bouteflika inapte à exercer ses fonctions de président de la République, en application d’un article de la Constitution, renseigne le site .bfmtv.com. Historiquement proche d’Abdelaziz Bouteflika, le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée algérienne, durant une allocution à Ouargla, retransmise à la télévision, a déclaré qu’il faut adopter une solution qui, selon lui, « garantit la satisfaction de toutes les revendications légitimes du peuple algérien et le respect des dispositions de la Constitution et la continuité de la souveraineté de l’État, une solution de nature à être acceptée de tous. C’est une solution prévue par la Constitution dans son article 102« .

Ainsi, cet article 102, convoqué par le général Salah, stipule que « Lorsque le Président de la République, pour cause de maladie grave et durable, se trouve dans l’impossibilité totale d’exercer ses fonctions, le Conseil constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la réalité de cet empêchement par tous moyens appropriés, propose, à l’unanimité, au Parlement de déclarer l’état d’empêchement. »

Il permet ainsi de prononcer « l’empêchement » du chef de l’Etat « pour cause de maladie grave et durable » aboutissant à « l’impossibilité totale d’exercer » le pouvoir.

Pour mémoire, le Président Boutéflika affaibli depuis 2013 par les séquelles d’un AVC, est aussi confronté, depuis plus d’un mois, à une contestation sans précédent depuis son arrivée à la tête de l’Etat en 1999. S’il a renoncé à briguer un cinquième mandat, à cause de la pression de son peuple, il avait décidé, officiellement rester au pouvoir jusqu’à la tenue de l’élection présidentielle repoussée à l’issue d’un congrès national.

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