Venezuela- Des affrontements ont fait au moins 52 blessés

L’opposant vénézuélien Juan Guaido a annoncé le lancement de la « phase finale » de la lutte contre Nicolas Maduro depuis une base militaire de Caracas. Le gouvernement dénonce une « tentative de coup d’État ».

Un groupe de militaires vénézuéliens s’est soulevé ce mardi 30 avril en soutien à l’opposant Juan Guaido, qui a  affirmé qu’il n’y avait “plus de retour en arrière” possible dans ses efforts pour faire chuter le président Nicolas Maduro.

Pneus et véhicules enflammés sur la chaussée, jets de pierres, nuages de gaz lacrymogènes: la situation restait très confuse mardi dans l’est de Caracas, a constaté l’AFP. Aux abords de la base militaire de La Carlota, de violents heurts opposaient les forces de l’ordre loyalistes à des milliers de manifestants pro-Guaido.

Un véhicule blindé a foncé sur un groupe de manifestants de l’opposition, laissant plusieurs personnes au sol, selon les images de la télévision locale.                                                                   Par ailleurs, un militaire pro-Maduro a été blessé par balle, selon le gouvernement.

“C’est le moment! Les 24 États du pays se sont engagés sur le même chemin: il n’y a plus de retour en arrière. L’avenir nous appartient: le peuple et l’armée unis pour mettre fin à l’usurpation”, a déclaré Juan Guaido sur Twitter.

Tandis que le ministre de la Défense du Venezuela, le général Vladimir Padrino, a mis en garde l’opposition contre un possible “bain de sang”, le représentant de Guaido à Washington Carlos Vecchio a appelé le peuple à “rester dans la rue”.

“Je ne vais pas rester à la maison avec les bras croisés pendant que le régime de Maduro nous opprime”, a déclaré à l’AFP Carlos, 26 ans, un cocktail Molotov en main.

Depuis le 23 janvier, le Venezuela, confronté à la plus grave crise de son histoire avec une économie au ralenti, une monnaie naufragée et des pénuries, compte de fait deux “présidents”. D’un côté le député de centre-droit Juan Guaido, reconnu comme président par intérim par une cinquantaine de pays dont les États-Unis, et de l’autre le chef de l’État en exercice, le socialiste Nicolas Maduro, soutenu par la Chine et la Russie.

Ruban bleu
Des soldats arborant un ruban bleu, signe de ralliement à Juan Guaido, étaient positionnés, armes à la main, dans cette zone de l’est de la capitale, a constaté l’AFP. “Le ruban bleu identifie les Vénézuéliens en uniforme ou non qui se mobilisent pour mettre fin à l’usurpation”, a expliqué sur Twitter Carlos Vecchio.                                                                                                                    “Nous aussi nous faisons partie du peuple et nous sommes fatigués de cette dictature”, a déclaré à l’AFP un des militaires insurgés, sous couvert d’anonymat. Leur nombre n’était pas connu pour l’heure.

Des manifestations avaient également lieu à Maracaibo, San Cristobal, Barquisimeto (ouest) et Valencia (nord), selon des témoignages d’habitants.

À l’aube, dans une vidéo tournée depuis la base militaire de La Carlota, Guaido a annoncé sur les réseaux sociaux avoir le soutien d’un groupe de “soldats courageux”. Il était entouré d’un petit groupe d’hommes en uniforme.

À ses côtés, se trouvait une autre figure de l’opposition, Leopoldo Lopez, qui a affirmé avoir été “libéré” par des militaires pro-Guaido alors qu’il se trouvait assigné à résidence depuis 2017.

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