Yaya Jammeh lance son baroud d’honneur – Les derniers soubresauts du « monstre de Kanilaï »

c’était prévisible. Yaya Jammeh n’est pas homme à quitter le pouvoir sans tenter un dernier coup de Jarnac, une dernière entourloupe.
Dakarposte signalait déjà au lendemain de l’élection présidentielle en Gambie et l’acceptation de sa défaite par le président Jammeh, que ce dernier était prêt à tout pour s’arc-bouter sur son fauteuil.
Dakarposte tenait alors cette information de sources proches des services secrets gambiens et l’avenir confirme la réalité de cette donne.
Yaya Jammeh est un fou du pouvoir, il s’y accrochera coûte que coûte, quitte à ce qu’il emporte avec lui des centaines ou des milliers de Gambiens. Il cherche l’épreuve de force et il l’aura sans doute. Au prix de sa vie car il redoute plus que tout le banc des accusés où il s’assiéra à tous les coups pour répondre de ses multiples entorses aux droits de l’homme : arrestations arbitraires, exécutions sommaires, disparition d’opposants émaillaient le quotidien des Gambiens depuis plus de vingt ans.
Les organisations de défense des droits de l’homme et les intellectuels gambiens de la diaspora n’ont jamais cessé d’alerter l’opinion internationale sur les dérives du « monstre de Kanilaï ».
Ce dernier n’a jamais cessé de confirmer par ses gesticulations qu’il était le dictateur sanguinaire et mégalomane dont il avait la réputation. Son dernier spectacle de mauvais goût a été son intronisation comme « roi » de Gambie et ses multiples frasques ont fait le tour du monde.
Tantôt il prétend guérir le Sida, tantôt il se prend pour un sorcier alors qu’il ne sort jamais sans son Coran qu’il brandit comme une arme de destruction massive. Jammeh ne connaît que l’épreuve de force et il est grand temps que la communauté internationale le lui impose.
En refusant de répondre favorablement aux injonctions de la Cedeao et de l’Onu qui exigent de lui qu’il quitte le pouvoir et cède la place au nouveau Président élu, Yaya Jammeh est en train de fermer la dernière porte de sortie qui s’offrait à lui. Désormais la seule solution pour la communauté internationale est de le déloger de son bunker de Kanilaï afin de le traduire devant les tribunaux. Par la force s’entend.

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