Cheikh Ndiaye peut ne pas être comme Jojo: Si vous êtes aussi fidèle et attentionné, pourquoi avez-vous divorcé avec Miss Thiès ?

Pourtant, l’opinion vous prête des traits d’un coureur de jupons dans la vraie vie…

(Rires). Ils peuvent donc continuer à parler. L’essentiel est qu’ils ne me trouveront jamais en train de faire ce dont ils m’accusent. Je ne suis pas le premier et je ne serai pas le dernier. Les gens sont très prompts à inventer des histoires sur le dos de leurs semblables. Je suis un être humain fait de chair et de sang, je n’ai pas une pierre à la place du cœur. J’éprouve des sentiments. Je ne suis pas le meilleur des hommes, mais je ne suis pas non plus le pire.

Si vous êtes aussi fidèle et attentionné, pourquoi avez-vous divorcé avec Miss Thiès ?

Le divorce comme le mariage, sont légitimes. Mon ex épouse m’aimait bien. Elle était disciplinée et gentille. Mais Dieu en a décidé ainsi. Nous nous aimions, mais c’est Dieu qui fait et défait les unions. C’est tout ce que je peux dire à ce propos. D’ailleurs, on est restés en de bons termes.

Qu’est-ce qui a donc bien pu vous séparer en un temps record ?

Je peux dire que ce mariage était la volonté divine. Il a vécu et s’est terminé. On ne s’est pas fait du mal. Jojo est un être humain. Il peut divorcer, comme tout le monde. Beaucoup de raisons peuvent occasionner un divorce. Parfois même extérieures au couple. C’était juste la fin d’une relation. Elle reste mon amie.

INTÉGRALE DE L’ENTRETIEN

iGFM – (Dakar) Comédien déjà célèbre, sa notoriété a tout de même pris d’énormes proportions ces derniers temps. Un rôle taillé sur mesure dans la série « Wiiri-Wiiri », où il incarne un époux modèle, un peu fleur bleue sur les bords, prêt à tout pour les beaux yeux de sa dulcinée, est passé par là. La gente féminine ne jure plus que par Jojo, de son vrai nom Cheikh Ndiaye. Mais entre la réalité et la fiction, on peut, semble-t-il, creuser un fossé. Ou à l’inverse, ça ne tient qu’à un fil… C’est d’ailleurs ce que pense le metteur en scène de la troupe du Soleil Levant de Thiès. Il soutient être, comme Jojo, de la race de ces hommes comme il n’en existe que dans les contes de fée. Petite séquence émotion avec le gendre idéal de Ndèye Coumba, qui passerait presque pour un coach en séduction…

La série « Wiiri Wiiri » connait un réel succès. Vous attendiez-vous à cela ?

Je m’y attendais, mais pas à ce point. Je savais que «Wiiri Wiiri» rencontrerait un grand succès car nous savions que nous portions à l’écran un produit vendable. Ce scénario a été longtemps mûri. Nous savions, en le rédigeant, que ce serait une série qui toucherait toutes les classes de la société actuelle. Mais pour dire vrai, la série a connu un succès auquel on ne s’attendait pas. « Wiiri Wiiri » a réussi à fédérer tout le monde et on rend grâce à Dieu pour ce succès.

Avez-vous conscience du fait que les Sénégalaises idolâtrent aujourd’hui Jojo ?

Effectivement, mais cela doit servir à éveiller la conscience de mes pairs. Ils doivent savoir que la femme est un trésor qu’il faut chérir. La femme doit être traitée comme une princesse et toutes les occasions sont bonnes pour la couvrir de cadeaux. La communication doit être de mise dans un couple. Dans le film, j’incarne le rôle du mari exemplaire et j’exhorte les hommes à essayer de faire de leur mieux pour devenir des maris exemplaires. Bien que les Sénégalais soient de bons maris. Un homme doit être romantique et attentif aux attentes et besoins de sa femme. J’invite les hommes à ne pas me mépriser car Cheikh Ndiaye peut ne pas être comme Jojo. C’est juste un rôle que j’incarne. Certains hommes m’interpellent dans la rue pour me dire que je perturbe leur ménage.

Justement, à ce propos, un fait divers avait défrayé la chronique il n’y a pas longtemps à Touba et cela s’était terminé par un meurtre…

Ce fait m’a filé des nuits blanches. J’ai même appelé la famille du défunt pour présenter mes condoléances. Les gens ne comprennent pas que c’est juste un rôle. Les femmes doivent réaliser que c’est juste une fiction et que cela ne vaut pas le coup de décocher des quolibets à son mari. Elles doivent pousser leur mari à copier l’attitude de Jojo. Un des mes amis l’a réussi et il me dit que c’est parce qu’il regarde la série qu’il en est arrivé à faire comme Jojo, en accompagnant sa femme effectuer ses visites prénatales. Ces rôles sont éducatifs. Aussi bien Soumboulou, moi-même que les autres acteurs, nous ne cherchons qu’à éduquer les masses. Les spectateurs doivent prendre le bon côté des choses et positiver.

«Certains hommes m’interpellent dans la rue pour me dire que je perturbe leur ménage.»

Toutes les femmes rêvent d’avoir un époux comme Jojo. Est-ce que cela est possible ?

C’est bien possible ! Je suis ainsi. Quand je suis amoureux, je fais de ma femme une princesse. Je n’ai pas la richesse de Jojo, mais je sais bien traiter une femme. Un couple, c’est la communication, la compréhension et la complicité. Il existe des hommes qui sont bien meilleurs que Jojo. L’orgueil et la fierté sont des compagnes de lit qui nous confinent à la solitude. Dans tout couple, les partenaires doivent savoir s’en méfier.

Diriez-vous que votre personnalité déteint sur votre personnage ?

Ma personnalité transparaît dans le rôle de Jojo et c’est pour cela que je suis à l’aise dans ce rôle. Je suis le metteur en scène de la série et quand je dois jouer, je me donne à 100%. Ce rôle reflète ma personnalité. C’est d’ailleurs pourquoi je suis à l’aise avec ce rôle. Je fais beaucoup de choses pendant le tournage. Cela ne m’empêche pas d’assurer mon rôle en tant qu’acteur. Je pense que je le réussis pas mal, parce que Jojo, c’est moi. Si je ne m’y sentais pas à l’aise, c’aurait été beaucoup plus difficile.

Pourtant, l’opinion vous prête des traits d’un coureur de jupons dans la vraie vie…

(Rires). Ils peuvent donc continuer à parler. L’essentiel est qu’ils ne me trouveront jamais en train de faire ce dont ils m’accusent. Je ne suis pas le premier et je ne serai pas le dernier. Les gens sont très prompts à inventer des histoires sur le dos de leurs semblables. Je suis un être humain fait de chair et de sang, je n’ai pas une pierre à la place du cœur. J’éprouve des sentiments. Je ne suis pas le meilleur des hommes, mais je ne suis pas non plus le pire.

Si vous êtes aussi fidèle et attentionné, pourquoi avez-vous divorcé avec Miss Thiès ?

Le divorce comme le mariage, sont légitimes. Mon ex épouse m’aimait bien. Elle était disciplinée et gentille. Mais Dieu en a décidé ainsi. Nous nous aimions, mais c’est Dieu qui fait et défait les unions. C’est tout ce que je peux dire à ce propos. D’ailleurs, on est restés en de bons termes.

Qu’est-ce qui a donc bien pu vous séparer en un temps record ?

Je peux dire que ce mariage était la volonté divine. Il a vécu et s’est terminé. On ne s’est pas fait du mal. Jojo est un être humain. Il peut divorcer, comme tout le monde. Beaucoup de raisons peuvent occasionner un divorce. Parfois même extérieures au couple. C’était juste la fin d’une relation. Elle reste mon amie.

On imagine qu’avec le succès de la série, votre capital sympathie auprès de la gente féminine a dû grimper en flèche…

(Rires). Il n’y a pas besoin d’être célèbre pour cela. Une femme peut apprécier un homme naturellement. L’essentiel est de ne pas les froisser, de savoir leur parler. Nous ne pouvons pas expliquer pourquoi les gens nous aiment autant. Nous ferons notre possible pour le leur rendre. Il faut rendre grâce à Dieu et ne rejeter personne. Il faut juste leur faire comprendre que l’on ne peut pas sortir avec tout monde. Il faut toujours avoir la tête sur les épaules, ne surtout pas se croire meilleur ou supérieur aux autres. Mais quand vous avez été bien éduqué, peu importe les tentations auxquelles vous faites face. Ce n’est pas possible de sortir avec toutes les filles. Un homme digne, qui se respecte, ne peut pas se permettre de mentir tout le temps. Et c’est ce qui arrive quand on sort avec deux, trois filles ou plus.

«Mon amitié avec Soumboulou a pris le dessus sur une potentielle relation amoureuse»

Soumboulou et vous, êtes-vous aussi proches dans la réalité ?

Nous sommes très proches en dehors des caméras. Soumboulou est mon amie, ma petite sœur. J’ai les mêmes sentiments pour elle que ceux que j’éprouve pour ma propre sœur. On est deux comédiens professionnels très complices. Cela se voit à l’écran. Nous prenons nos rôles très à cœur. Dieu a fait que lorsque nous sommes en plein tournage, nous oublions même nos propres personnes. Je pense que le fait que nous ayons duré dans ce métier, joue beaucoup en notre faveur. A un tel point que nous arrivons même à occulter les caméras que nous avons en face de nous. Quand il faut pleurer, nous n’éprouvons aucun mal à verser des larmes, naturellement. C’est certes un jeu de scène qu’il faut apprendre et maîtriser, mais c’est également un don. Nous nous donnons corps et âme pour interpréter comme il se doit nos rôles, en professionnels aguerris. Nous sommes prêts à tout, sauf à nous embrasser devant les caméras. Nous sommes conscients qu’il y a des barrières à ne pas franchir dans un pays comme le nôtre.

Pour que vous soyez autant à l’aise dans vos rôles, se peut-il qu’il y ait une attirance entre vous ?

Il n’y a aucune attirance entre Soumboulou et moi. Les liens qui nous unissent sont celles d’un frère à sa sœur ou d’un ami à une amie. Il ne faut pas chercher plus loin. Je sais que les gens pensent que je drague Soumboulou Bathily. Je vous assure que ce n’est pas le cas. Cela ne m’a même jamais traversé l’esprit et je ne crois pas que cela puisse arriver un jour. Je ne peux pas prédire l’avenir, mais je sais au moins une chose : notre amitié a pris le dessus sur une potentielle relation amoureuse. Puisque nous sommes appelés à travailler des années et des années encore, c’est mieux que les choses restent en cet état.

«Je ne tiens pas à revivre un autre divorce»

Y a-t-il une fille qui a réussi à dompter votre cœur ?

C’est ma vie privée…

Peut-être que vous n’êtes pas aussi fidèle que vous le prétendez…

Vous pouvez me croire, je le suis.

Pensez-vous à refaire votre vie ?

Oh que oui ! C’est mon souhait le plus ardent. Je veux refaire ma vie, avoir un foyer stable avec une épouse et des enfants. Je prie le Bon Dieu d’exaucer ce vœu, qui m’est très cher.

Quels critères l’heureuse élue devrait-elle remplir ? Doit-elle ressembler à Soumboulou dans la série ?

Pas nécessairement ! Je peux même avoir une épouse qui sera meilleure que la Soumboulou de la série. Il suffit juste qu’elle soit généreuse et très gentille. Je ne tiens franchement pas à revivre un autre divorce.

Récemment, un des acteurs de « WIiri-WIiri » a perdu la vie suite à un accident de la route…

Effectivement ! Il s’agit de Néné Galé. Elle a joué le rôle de la mère de la première épouse de Mbaye Dosé, Boury. Je présente une fois de plus mes condoléances à toute sa famille, ainsi qu’à moi-même. Elle était ma sœur et nous avons vécu sous le même toit. J’ai pratiquement grandi sous son aile. D’ailleurs, avant de s’éteindre, c’est le nom de ma mère qu’elle prononçait sans cesse. Elle l’appelait en lui disant qu’elle allait la rejoindre. Je reste convaincu qu’elle est bien mieux au ciel. C’était une très bonne personne, avec un cœur en or. La preuve, elle a eu un enterrement hors du commun. Il est très rare que l’on procède à la prière mortuaire à l’intérieur de la mosquée. Cela se fait généralement à l’extérieur. Toutefois, celle de Néné Galé s’est faite dans l’enceinte du lieu de culte, à cause d’une forte pluie. Elle a même été mise en terre sous une pluie battante. Qui aurait pu croire que Néné Galé ne vivrait pas la fin de «Wiiri-Wiirii» ?

Justement à quand la fin de la série « Wiiri-Wiiri » ?

« Wiiri-Wiiri » est loin de connaître son épilogue. Le suspense va encore durer. Nous avons encore beaucoup de thèmes à développer. Tant que les Sénégalais montreront leur engouement pour la série, nous allons tout mettre en œuvre pour les satisfaire au mieux. Je profite de cette occasion pour remercier la population de Thiès, qui dès le début, a cru en nous et nous a portés à bout de bras. Les responsables de la Télé Futurs Médias (TFM), particulièrement Ndiaga Ndour, qui a été le premier à accepter de nous produire, Bouba Ndour et même Youssou Ndour, ne cessent de nous galvaniser et de nous appuyer sur tous les fronts. Nous donnons rendez-vous en octobre prochain aux Sénégalais, pour la 3èmeédition de l’anniversaire du Soleil-levant. Nous prévoyons aussi de faire une tournée internationale…

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here