Daouda Mbow: « J’etais vendeur de poissons »

Daouda Mbow, président de Nouvelle vision de l’automobile (Nva), est un personnage discret et sûr de lui, il fait rouler les grosses pointures du Sénégal. Qui est-il réellement ? Portrait.

Autodidacte
La vie n’a pas été rose pour Daouda Mbow. Né à Mbacké, il grandit entre Kaolack, Saint-Louis et Podor. Où il devient tour à tour photographe, vendeur de poissons, mécanicien.  Lui qui fut un cancre à l’école- il jette l’éponge en classe de Cm2 et veux devenir apprenti ou chauffeur-, s’est très tôt frotté à la vie d’adulte. « Ma passion c’était la moto. Je n’ai jamais perdu mon temps à jouer au foot. Ce que je faisais à l’époque, c’était de monter à vélo. Donc, j’ai très tôt abandonné les cours pour me consacrer à ma passion. »

Son premier job, il le décroche dans un atelier comme mécano.  C’était au Fouta avant que le destin ne le mène à Saint-Louis quelques années plus tard, où il officie comme photographe. Les rigueurs de la vie le conduisent au marché hebdomadaire où il vend du poisson séché. En 1992, il claque tout et décide de suivre sa bonne étoile à Dakar.

Les débuts sont chaotiques. « J’ai commencé à laver des voitures, le matin. Le soir, je faisais le sirou (taxi clandestin) avec des clandos. Et je mettais ainsi de l’argent de côté. »

Une Mercedes à 120 millions
Il vend des Américaines et des Allemandes pour l’essentiel. Des voitures de luxe, rares, et, bien sûr, chères. « La voiture la plus chère que j’ai vendue c’était une Mercedes, à 120 millions F CFA. Si je dévoile le nom de l’acheteur, deuk bi tothje (il se produira un séisme, en wolof). »

Celui que l’on dit milliardaire évolue aussi dans le domaine de l’immobilier. Il possède des appartements et villas dans des quartiers huppés de la capitale. Ils les louent à de grands hôteliers ou parfois des personnalités qui séjournent à Dakar. « Je ne gère pas que NVA. J’ai d’autres business mais je ne préfère pas en parler, esquive-t-il. Déjà qu’on me cherche noise pour NVA, imagine si je parle des autres business. »

Côté jardin, David reste discret. Homme de réseau, il se la joue même secret. Une culture du silence qui régit toute l’entreprise. Impossible d’arracher un mot sur ce domaine à ses employés. « Il est marié et est père de 3 enfants. Je ne préfère pas en dire plus », lâche un proche un peu gêné.

« Pour vivre heureux, vis caché », dit l’adage. David Mbow, personnage atypique, en a fait sa devise. Et jusque-là, apparemment, ça marche.

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